TOUT TENTER

TOUT TENTER


La journée de repos m'a bien profité. Le rituel habituel (sortie le matin, sieste, kiné, ostéo, médecin) a été complété hier par une séance coiffeur!
Ce matin, j'étais bien en forme. Dans la montée du premier col, j'avais de super jambes et j'ai donc décidé qu'il fallait prendre l'échappée du jour. Je suis très content d'avoir pu faire l'étape dans le groupe de tête. Après, j'ai tout tenté... Connaissant bien Fedrigo, Casar et Roche, je savais que je n'aurais aucune chance s'ils nous rattrappaient. En plus, je connaissais bien la descente car on l'avait repérée en stage.
Je suis très heureux d'avoir tenté ma chance. Encore une fois, je n'ai pas malheureusement pas pu aller au bout, mais je suis vraiment content d'avoir pu attaquer. En espérant que ça finira par payer...

Amaël

# Posté le mardi 21 juillet 2009 15:16

AMAEL A FAIT VIBRER SES SUPPORTERS

AMAEL A FAIT VIBRER SES SUPPORTERS
Amaël Moinard (Cofidis) a bien lancé un démarrage judicieux à moins de trois kilomètres de l'arrivée, Sandy Casar (Française des Jeux) et Pierrick Fédrigo (Bouygues Telecom) ont bien placé leur pointe de vitesse sur la dernière ligne droite, mais tous trois n'ont pu décrocher une quatrième victoire française sur le Tour 2009. L'homme le plus fort de la deuxième étape alpestre était bien Mikel Astarloza. Le rouleur d'Euskaltel n'avait plus gagné depuis 2003, avec le Tour Down Under. «Je n'ai pas beaucoup de victoires. Je grimpe bien, je roule bien, mais je ne suis pas bon au sprint. Pour gagner, il faut que j'attaque de loin», reconnaît le Basque. S'il s'était contenté de la troisième place lors de l'étape de Saint-Girons devant les supporters d'Euskaltel, il a pris sa revanche avec panache mardi.
Dix-neuvième au classement général après la journée de repos, Mikel Astarloza a réussi à échapper au filtrage de l'équipe Astana sur les pentes du Grand-Saint-Bernard pour intégrer la grande échappée du jour forte d'une vingtaine de coureurs, dont deux coéquipiers (Anton, Verdugo). Il s'est ensuite placé parmi les hommes forts dans l'ascension du Petit-Saint-Bernard, aux côtés de Jurgen Van Den Broeck (Silence), de Franco Pellizotti (Liquigas), qui a conforté son Maillot à Pois, et d'Amaël Moinard (Cofidis). Mais c'est bien la dernière descente vers Bourg-Saint-Maurice qui a offert un concentré de suspense : au moment où un quatuor de poursuivants (Casar, Fédrigo, Roche et Goubert) allait effectuer la jonction avec le carré de tête, Moinard a essayé de se faire la belle pour éviter un sprint. «Je connaissais la descente, je connaissais le final, c'était là que je devais attaquer. Mais ils ont roulé sur moi, pas sur Astarloza», commente le coureur de Cofidis, finalement sixième.
Les Schleck ont secoué Armstrong
Si les frères Schleck ne se sont pas mêlés à la lutte pour la victoire d'étape, ils ont tenu leur promesse de laisser leur empreinte sur la dernière semaine de course. Sur les 22 km de montée vers le Petit-Saint-Bernard, Saxo Bank a haussé le rythme par Larrson et Sorensen avant de laisser Andy Schleck lancer sa banderille contre Alberto Contador et l'armada Astana à 7 km du sommet, dans les pentes les plus raides. Seulement suivi du Maillot Jaune, de son frère, de Wiggins et Klöden, le champion du Luxembourg a bien cru piéger Lance Armstrong, scotché dans un deuxième groupe. Mais au moment où Frank Schleck lâchait prise à l'avant, le coureur américain a réussi à augmenter sa cadence de pédalage de manière prodigieuse pour gommer vingt secondes de retard et arrêter l'attaque des Schleck. Déjà privés d'Arvesen, ceux-ci ont perdu un équipier précieux pour la fin du Tour puisque le moteur Jens Voigt a quitté le Tour après une chute spectaculaire dans la dernière descente. Cette passe d'armes n'a pas fait bouger le podium d'une seconde mais a sérieusement secoué le top 20 : Cadel Evans (46e) a perdu 2'59'' sur les favoris et assistera en spectateur à la lutte pour les places d'honneur, tout comme Rinaldo Nocentini ou Tony Martin (83e à 16'40''). Dans son coin, Christophe Le Mével se frotte les mains : le Breton de la Française des Jeux est désormais septième, juste devant Frank Schleck.

1. ASTARLOZA Mikel 61 EUSKALTEL - EUSKADI 4h 14' 20"
2. CASAR Sandy 101 FRANCAISE DES JEUX 4h 14' 26" + 00' 06"
3. FEDRIGO Pierrick 144 BBOX BOUYGUES TELECOM 4h 14' 26" + 00' 06"
4. ROCHE Nicolas 89 AG2R LA MONDIALE 4h 14' 26" + 00' 06"
5. VAN DEN BROECK Jurgen 17 SILENCE - LOTTO 4h 14' 26" + 00' 06"

6. MOINARD Amaël 128 COFIDIS LE CREDIT EN LIGNE 4h 14' 26" + 00' 06"

7. PELLIZOTTI Franco 91 LIQUIGAS 4h 14' 31" + 00' 11"
8. GOUBERT Stephane 85 AG2R LA MONDIALE 4h 14' 31" + 00' 11"
9. MOREAU Christophe 171 AGRITUBEL 4h 15' 19" + 00' 59"
10. CONTADOR Alberto 21 ASTANA 4h 15' 19" + 00' 59

CLASSEMENT GENERAL

1. CONTADOR Alberto 21 ASTANA 67h 33' 15"
2. ARMSTRONG Lance 22 ASTANA 67h 34' 52" + 01' 37"
3. WIGGINS Bradley 58 GARMIN - SLIPSTREAM 67h 35' 01" + 01' 46"
4. KLÖDEN Andréas 23 ASTANA 67h 35' 32" + 02' 17"
5. SCHLECK Andy 31 TEAM SAXO BANK 67h 35' 41" + 02' 26"
6. NIBALI Vincenzo 95 LIQUIGAS 67h 36' 06" + 02' 51"
7. LE MEVEL Christophe 106 FRANCAISE DES JEUX 67h 36' 24" + 03' 09"
8. SCHLECK Frank 36 TEAM SAXO BANK 67h 36' 40" + 03' 25"
9. SASTRE Carlos 1 CERVELO TEST TEAM 67h 37' 07" + 03' 52"
10. VANDE VELDE Christian 51 GARMIN - SLIPSTREAM 67h 37' 14" + 03' 59"

64. MOINARD Amaël 128 COFIDIS LE CREDIT EN LIGNE 68h 28' 30" + 55' 15"

AMAEL NOUS A FAIT VIBRER DEVANT NOTRE TELE,LE TELEPHONE N A PAS ARRETE DE FONCTIONNER...BRAVO AMAEL,TU N AS PEUT ETRE PAS DE REGRETS ALORS MOI JE LES AI POUR TOI...CONTINUES COMME CA.
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# Posté le mardi 21 juillet 2009 14:40

Modifié le mardi 21 juillet 2009 15:12

Journée de repos bien méritée

Journée de repos bien méritée
«Bonjour à tous,

 

Aujourd'hui, c'était repos. Je me suis levé à 10 heures, tranquillement, on a roulé 1h 30 et j'ai redormi deux heures. Puis un petit tour chez le coiffeur, le kiné, l'ostéopathe. Tout ça à l'hôtel. La sortie vélo sert juste à faire tourner les jambes. C'est une méthode de récupération, un complément du massage. On ne roule vraiment pas vite. On a du faire du 23 – 24 km/h de moyenne. Allez 25... comme des touristes. S'il y a une boutique on s'arrête. Je me suis arrêté dans le centre-ville de Martigny, où on était. Il y avait un producteur qui vendait du fromage, des fruits, des vins de pays. On a regardé un peu tout ça et ça donne bien envie. Mais on n'a pas fait d'écart. Surtout pas le jour de repos, parce comme on roule beaucoup moins et qu'on est habitués à beaucoup manger, le lendemain, on est un peu patapon. Ce n'est pas ce qu'il faut.

Là, on repartira presque tout neufs. Bien reposés. Demain, j'ai bien envie de faire la même chose qu'hier (il était dans la bonne échappée). J'ai raté la première partie de mon Tour de France, il reste une semaine, il y a encore de super choses à faire. On n'a pas encore gagné d'étapes dans l'équipe. Mais l'étape d'hier m'a vraiment donné des repères. J'ai envie d'arriver au bout, pour la gagne.

Il y a deux sénarios possibles. Soit il y a une échappée d'une vingtaine de mecs qui sortent avant le pied du premier col, dans les 15 premiers kilomètres. Et j'aimerais bien en être. Soit c'est cadenacé jusqu'au pied des cols parce que tout le monde veut y aller. Il y a aussi la guerre pour le maillot de meilleur grimpeur. Et là ce sera une étape très dure.

A bientôt»,

Amaël

# Posté le mardi 21 juillet 2009 00:56

interview d'Amael sur Cyclismag

interview d'Amael sur Cyclismag
Après deux semaines de course, Amaël Moinard pointe à la 76e place du classement général du Tour de France. Le coureur de Cofidis, 14e de son premier Tour l'an dernier, explique à Cyclismag pourquoi jusqu'à présent, il est plus en retrait cette année.





Propos recueillis par Nicolas Gachet (à Martigny)


Cyclismag : Quel est ton sentiment sur ton Tour de France ?
Amaël Moinard : Mon sentiment est partagé. Mon Tour de France a mal débuté avec deux chutes en une semaine, une avant le chrono de Monaco et l'autre pendant l'étape d'Andorre. Ça ne m'a pas aidé. Je m'étais aussi mis un peu la pression tout seul. Puis il y a aussi la pression de beaucoup de médias. C'était une nouveauté pour moi et je n'ai peut-être pas bien géré ce phénomène. Il y avait beaucoup d'attente. J'ai été beaucoup sollicité et j'ai été un peu débordé par tout cela. Je me suis fait ensuite une raison en me concentrant sur les étapes et en me disant qu'il fallait être simplement content d'être sur le Tour de France. C'est en prenant du plaisir que je peux faire des belles choses, comme ce fut le cas l'an dernier.

« L'AN DERNIER, J'AI EU DE LA RÉUSSITE »

Regrettes-tu ton approche du Tour ?
Non. Je referais pareil si c'était à refaire. L'an dernier, j'ai eu de la réussite en prenant une échappée qui m'a permis de me replacer au général. J'avais ensuite conservé une bonne place. L'ambition de Cofidis au départ du Tour était d'être offensif, et pas forcément de jouer une place au général.

Et ton objectif personnel ?
C'était de faire comme l'an dernier en me replaçant au général suite à une échappée. Ce n'est jamais facile à réaliser. Il y avait beaucoup à perdre sur la première semaine et moi j'ai perdu beaucoup de temps, notamment suite à ma chute sur l'étape d'Andorre. Dans l'étape des bordures (NDLR : La Grande Motte) j'ai cassé ma roue au plus mauvais moment.
Je visais surtout des étapes au départ de ce Tour. Je regrette de ne pas avoir pu être à 100 % sur les étapes pyrénéennes. Mais ça fait partie du jeu. L'an dernier, j'ai eu de la réussite. Peut-être la chance du débutant.

On dit souvent que la deuxième année est plus difficile...
Surtout quand on a fait une belle prestation la première année. J'ai fait un Tour 2008 auquel je ne m'attendais pas. Je suis venu cette année à Monaco avec aucune certitude mais plein d'ambitions. La grandeur et la pression du Tour m'ont vite ramené à la raison. Une année ne fait pas l'autre. Il faut faire en fonction de différents aléas, le parcours, le déroulement de la course...

Quand as-tu compris que ça allait être plus compliqué cette année ?
Quand je suis tombé à Andorre. Le temps que je rentre sur le gruppetto, je me suis dit « Je n'ai plus qu'à monter tranquille. » J'étais de plus sonné après la chute. J'ai compris qu'il allait me falloir 48 heures pour être remis de cette gamelle. J'ai réalisé alors que ça allait être différent de l'an dernier.

« JE ME METTRAI MOINS DE PRESSION L'AN PROCHAIN »

Tu avais beaucoup misé sur le Tour...
Oui évidement. Quand on réussit quelque chose de bien, on a envie au moins de confirmer. Au final, ça montre que tout est bon à prendre. Par exemple, David Moncoutié a remporté une étape du Dauphiné. Il n'a pas la même forme sur le Tour mais au moins il a gagné quelque chose. Ce qui n'est pas mon cas. Je pense que j'aborderai ça différemment l'an prochain, avec beaucoup plus de recul et en me mettant moins de pression. Cette année, beaucoup de choses se sont additionnées et cela a rajouté du stress.

Stressé ?
Moi je ne l'ai pas senti. Ce sont les kinés et l'ostéopathe qui me l'ont fait remarquer. Je me sentais assez relax. Après je pense que tout le monde a un peu de stress au départ du Tour car tous les coureurs veulent bien faire. Ce n'est pas facile d'être détendu quand on veut bien faire.

Que t'ont dit tes dirigeants ?
Je ne suis pas une machine. Quand j'ai fait un soleil avant le chrono de Monaco, j'ai compris que c'était mal parti pour les deux premiers jours. Comme je le disais, il me faut 48h pour me remettre d'une chute. Il n'y a pas de miracle. On ne fait pas reset comme sur un ordinateur.

« IL FAUT PRENDRE DU RECUL»

Quelles sont tes ambitions pour la dernière semaine du Tour ?
Hier (l'étape de Verbier) je pensais que ça allait faire le même coup qu'à Andorre. Ça ne l'a pas fait. C'est un sport aléatoire où il n'y aucune certitude. Il y a une part de réussite pour trouver l'ouverture. Hier, c'était l'échappée parfaite avec deux coureurs de Cofidis (lui et David Moncoutié). Mais l'entente n'était pas bonne dans l'échappée. C'était voué à l'échec à partir du moment où nous avions du mal à nous entendre mais il fallait essayer. Christophe (Kern) fait deux de l'étape d'Andorre sur le même type de parcours. Nous, on se fait reprendre au pied de la montée finale. C'est comme ça. Il n'y a pas de regret à avoir. Je suis satisfait d'avoir été devant, dans un groupe avec des costauds. C'est bon signe. L'an dernier j'avais fait une bonne troisième semaine. On va recommencer, et ce dès demain.

Tu restes donc optimiste.
Sur les quatre-cinq premiers jours du Tour, je me suis dit que je n'avais pas de chance, que ce n'était pas mon année. Mais il faut gommer tout cela et voir que le positif. Je suis tombé deux fois mais je suis toujours en course. Je suis quand même sur le Tour. C'est un rêve de gosse. Je prends du plaisir chaque jour. Il faut arrêter de ruminer et aller de l'avant. Il n'y a qu'en restant optimiste que ça marchera.

Que retiendras-tu de ce Tour ?
J'ai beaucoup appris en deux semaines. Il faut venir sans grande ambition et s'adapter à la course. En fait, on se doit de prendre beaucoup de recul. Si on perd du temps un jour pour le général, il faut se dire que ce n'est pas grave, et qu'il y a des victoires d'étape à jouer. Il faut tout relativiser.


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# Posté le lundi 20 juillet 2009 14:59

Modifié le mardi 21 juillet 2009 01:00

"ON A JOUE,ON A PERDU"

"ON A JOUE,ON A PERDU"
«Bonjour à tous,

Pour moi, c'était un exploit d'être dans l'échappée aujourd'hui. On a vu qu'il y avait pas mal de costauds devants. Des gros rouleurs. C'était vraiment dur. Tout le monde voulait y être. Je pensais vraiment que ça serait comme à Andorre (lors de 7e étape remporté en solitaire par Brice Feillu). On pouvait prendre du temps et aller au bout. Mais tout le monde voulait gagner, à commencer par Astana, alors ça roulait à fond. C'était super usant à dix devant. On a bien vu qu'on était condamné à 25 km de l'arrivée.

Dans une échappée comme celle là, on y croit toujours, mais il y avait quand même Astarloza placé à 3 minutes au général. Ça roulait super vite derrière. On était tous entamés dans l'échappée. Et puis ça s'est regardé parce que tout le monde a des intérêts différents. Cancellara voulait garder un peu de forces pour les Schleck... Ça s'est moins bien entendu sur la fin et ça a désorganisé le groupe. C'est ce qui pouvait nous arriver de pire.

Avec David (Moncoutié), notre but c'était de faire vivre le plus possible ce groupe. Il fallait rester à 10. Mais chacun a voulu tirer son épingle du jeu. On s'est fait contré. Finalement, le principal, c'set d'avoir passé la journée devant. On a essayé, on a joué, on a perdu. On réessayera la semaine prochaine. Le principal, c'est de montrer qu'on est capable d'être devant sur tous les terrains.

A bientôt»

Amaël

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# Posté le lundi 20 juillet 2009 04:32

Modifié le mardi 21 juillet 2009 01:00